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Comme si nos mains se crispaient pour essayer de s’accrocher à de l’eau qui coule.

Librement interprété d’un texte de Paul Hedderman > http://planetself.blogspot.fr

Au cours d’une journée, nous avons beaucoup de pensées qui ont pour sujet nous-même.

Notre esprit est obsédé par ce moi que chacun d’entre nous est censé être. Le reconnaissons-nous ? Pas si facilement n’est-ce pas ? Une fois reconnu, c’est pourtant l’évidence : moi, mon avenir, mon projet, ma raison d’être, mon parcours professionnel, ma mission de vie, ma plus grande fierté, mes opinions politiques, mes réincarnations,  mes valeurs, ma plus grande réussite, ma femme, mes enfants, mes insatisfactions, mon hernie discale, ma triste vie, mon connard de voisin, ma mort qui viendra un jour, celle de mes proches, mes angoisses, mes bonnes raisons d’espérer…

Une pensée arrive à la conscience et je l’entends. Mais je l’entends avec l’impression que j’e

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Apr 05 2018

« Emancipate yourselves from mental slavery. None but ourselves can free our minds. »

Bob Marley: “Redemption song”

traduit et librement interprété d’un texte de Paul Hedderman > http://twomodes.blogspot.fr

Il y a seulement Être, Être en train d’Être, contact conscient avec le vivant, la Vie en train de se vivre : un verbe.
Mais en croyant le mental nous faisons de l’Être un mot, une chose, une entité séparée : Moi, une île perdue au milieu de l’océan et séparée des autres îles.

C’est comme si il y avait pour nous deux modes de fonctionnement:
- l’un basé sur l’expérience directe en train de se vivre, toujours maintenant,
- et l’autre basé sur l’imaginaire mental, le passé remémoré ou le futur imaginé, ce qui n’est pas là.
Ce que sont le bien-être et le bonheur est très différent pour l’un ou pour l’autre de ces deux modes de fonctionnement.

Le mode de fonctionnement basé sur l’imaginaire mental est concerné pa

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Nov 22 2017

Quelqu’un me dit : « J'essaye d'intégrer tout ça pour discerner le détachement du mental, mais je trouve assez dur quand les émotions sont fortes »

Si c'est dur, c'est que c'est pas doux... Si c’est pas doux, c’est peut-être qu’il y a quelque part une volonté que ça lâche, une tension, signal qu’une partie de moi, se sépare de son environnement pour essayer d’avoir du pouvoir sur lui.

Comme si le lâcher-prise pouvait être un acte volontaire, mais le lâcher-prise ne peut pas être  provoqué. Il survient à l’improviste. Tout d’un coup... ça lâche, et c’est après coup que l’on peux se rendre compte que ce lâcher s’est fait, de lui-même, sans l’intervention de quelqu’un.

Et donc que faire quand ça lâche pas? Peut-être lâcher l’idée que ça devrait lâcher.

Je suis complètement incapable de changer ce que je ressens en ce moment. Est-ce que c’est vrai ? Constat : oui c’est vrai…et du coup, le moi interventionniste se retire. Peut-être…

Mais un ressenti inconfortab

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Quand on commence à s’intéresser à soi-même de cette façon, il arrive que des bienfaits en terme de lâcher-prise se produisent et c’est aussi apparemment pour ça que l’on se prend au jeu : cela donne de l’espoir…

Et qu’est-ce que c’est que l’espoir ?

L’espoir est une visualisation positive spontanée qui raconte :  « Ça y est, je vais enfin pouvoir aller mieux. » L’espoir me raconte et me fait vivre émotionnellement un avenir meilleur et j’y crois et ça se fait en un instant et c’est agréable à ressentir.

Pas de problème avec la sensation agréable, vivons là pleinement…  avec une douce vigilance sur l’histoire qui se raconte : c’est le mental qui me prédit un futur, mais le mental ne connait rien du futur.

Donc Je en tant que Présence Consciente voit cela et la conséquence c’est que l’histoire d’un avenir meilleur n’est pas crue. Ce qui ne veut pas dire que l’avenir ne sera pas meilleur ou que je crains que l’avenir soit moins bon, non, cela veut dire

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Les personnages en moi parlent toujours en mon nom

L’erreur de l’humain que je suis est une erreur d’identité. Je n’arrête pas, sans m’en rendre compte, de me tromper sur qui je suis. J’en souffre et essaye de me soulager de cette souffrance en la faisant porter à d’autres. Mais ça ne marche pas bien: faire souffrir est encore souffrance.

Prenons un exemple.

Moi n°1

Mettons que je me retrouve à pester après quelqu’un.

Une scène se rejoue en moi en boucle, en dialogue imaginaire où j’exprime à l’autre ma rancœur, mon ressentiment, encore et encore…

Les moments où je suis pleinement identifié à ce personnage, je suis lui et lui est moi.

Et, c’est comme agréable de faire ça parce que là, je dis à l’autre ma façon de penser et prends ainsi ma revanche sur l’humiliation que j’ai vécu.

Moi n°2

A d’autres moments, une autre voix s’élève pour tenter de contrôler Moi n°1. Celle-ci est une voix qui me juge de juge

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