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Mar 02 2020

Prends le chemin sans limites

La traduction en français d'un échange entre Francis Lucille et un de ses stagiaires.
Masakatsu, agatsu ( la vraie victoire est victoire sur le moi ) aimait dire Morihei Ueshiba.
Avec simplicité, clarté, et logique, Francis Lucille nous fait vivre cette victoire,
et c'est une victoire sans combat, juste en constatant ce qui est là en nous, devant nous et par nous.

   

Tu as dit que (la quête) peut être achevée à tout moment. Essentiellement à chaque fois que nous le voulons. Il ne me semble pas que je sois aveugle à moi-même, et il ne me semble pas que je puisse non plus y arriver là tout de suite. Alors qu’est-ce que je rate en fait?

Quand tu dis que tu veux que ce soit terminé. La question que je te demande pour clarification qu’est-ce que tu veux qui soit fini.

Moi en tant qu’impression « je suis cette personne ».

Ok, tu veux que s’arrête ce sentiment que tu es cette personne.

Quand je parle, qui entend ma parole? C’est toi, ok ? Oui.

Bien ! Celui qui est en train d’entendre mes paroles et celui qui se sent être cette personne est le même. Tu es d’accord avec ça ? Oui

il n’y a pas deux « je ». Il n’y a pas un « je » qui se sent être cette personne et un autre « je » qui entend mes paroles

Donc... ce « je » perçois deux choses : ce « je » perçoit mes paroles et il perçoit aussi le sentiment d’être cette personne, ok ? Les deux vont et viennent.

Alors... en ce moment tu entends mes paroles. Et en ce moment sens-tu ce sentiment d’être cette personne ? Sans aller dans le passé ou dans le futur...

Non... En ce moment je suis conscient de sensations, comme « être assis »

Ok, tu ressens des sensations de la même façon que tu perçois mes paroles, c’est ça ?

Est-ce que la sensation que tu ressens, te donnes des informations sur toi qui est le percevant de la sensation ?

… Non … Non n’est ce pas ? Est-ce que mes paroles te donnes des informations sur toi, le percevant de ces paroles ? Non n’est-ce pas ?

Donc si ces perceptions que tu appelles « le sentiment d’être cette personne » et qui est ton corps... si ces perceptions ne te donnes aucunes informations sur toi, comment sais tu que tu es cette personne ?

Je suppose que c’est une habitude.

Parce que tu entends mes paroles, hein et tu ne dis pas «  je suis ces paroles ». Tu dis « je suis le percevant de ces paroles ». De même, tu perçois le sentiment, pourquoi dis-tu «  je suis le sentiment » . Tu es le percevant. Le percevant du sentiment n’est pas limité par le sentiment.

Tous les sentiments sont limités, toutes les perceptions sont limitées, mais la perception de choses limitées n’impliquent pas que le percevant soit lui aussi limité.

Alors la question qui apparait est : « Quelle est la preuve que le percevant est limité ? Y a t’il une preuve expérimentale que je peux trouver dans ma propre expérience ? »

Non n’est ce pas ?

Alors cette pensée peut arriver que oui, parce que je ne suis pas si intelligent…. et que d’autres gens que je connais, des professeurs d’université, des chercheurs... savent mieux que moi-même… Mais penses-tu vraiment que ce soit le cas ? Non, parce que cela impliquerait qu’ils ont accès à certaines connaissances sur toi que toi tu n’as pas. En fait ils y ont beaucoup moins accès à toi que toi-même, vrai ?

En d’autres mots tu es la seule autorité qui peut déterminer si moi-conscience le percevant de tous mes sentiments est limité ou pas, tu es le seul qui peut le dire, et personne d’autre.

Et si après un examen des plus approfondi, tu viens à la conclusion : et bien je ne peux pas l’affirmer... cela signifie que personne ne le peut... et tu peux te poser la question : "Serai-je à un moment donné capable de dire en fonction de mon expérience phénoménale basé sur des perceptions ..."?  et la réponse est non, aucune perception ne peut dire quoique ce soit sur moi...

Si par perceptions... et par perceptions je veux dire pensées, sons, sentiments, l’expérience des phénomènes si tu veux… Aucune expérience phénoménale ne peut me qualifier moi, l’expérienceur de cette expérience, et donc je ne peux pas répondre à la question « Suis-je limité » en me basant sur l’expérience phénoménale.

Donc quand je crois être limité, c’est sans aucun justificatif valable prouvant quelque chose que cela se fait. C’est une croyance gratuite que j’ai hérité de la culture dans laquelle je vis, c’est une croyance que j’ai héritée de mes parents, de mes professeurs, de tout le monde autour de moi. Ça n’en fait pas une vérité. Il y avait un temps tout le monde a cru que la terre était plate parce que tout le monde autour d’eux, étaient nés (avec cette croyance) et avaient au moins des preuves apparentes, ils regardaient autour d’eux et oui, c’est plus ou moins plat … au moins ils avaient des preuves visuellement... ils regardaient un lac et sa surface était plate...

Mais ici nous ne faisons même pas ça, si nous examinons au plus près nous n’avons même pas ce genre de preuve apparentes. Ce que nous percevons ne nous donne aucunes informations sur la conscience du percevant. C’est très important de voir cela clairement.

Donc nous croyons que la conscience est limitée parce qu’ainsi nous nous sentons en sécurité : nous avons hérité cela de nos parents, c’est sécurisant. Maintenant la question est « Est-ce que ça fonctionne pour nous » et par fonctionner, je veux dire est ce que ça nous apporte le bonheur.

Cela a-t-il fonctionné pour mes parents en termes de bonheur et pour répondre à cette question, nous pouvons jeter un œil à ces moments où certains événements certaines stimulus déclenchent le malheur en nous, où quand certaines pensées déclenchent le malheur en nous et tu verras que la raison pour laquelle une pensée, ou un événement déclenche le malheur en nous, est seulement parce qu’à ce moment-là nous nous croyons être une conscience séparée, une entité séparée… Si cette croyance n’était pas là, le malheur n’aurait pas été déclenché par l’évènement ou la pensée.

Alors il devient des plus clair que si cette croyance d’être une conscience séparée ou limitée qui est purement gratuite parce qu’il y a aucune preuve pour la soutenir, est préjudiciable à notre bonheur, ce qui c’est une chose prouvable et que nous pouvons (constater)… la question qui reste ouverte est «  Et si... la conscience n’est pas limitée, quelles conséquences en découlent ? Serait-il possible qu’alors toutes les raisons rationnelles de se sentir déprimé et misérable disparaissaient ?"

Comment puis-je le savoir ? En menant à bien des expériences... parce que tant je ne questionne pas cette croyance d’être une conscience séparée, limitée, je peux seulement la perpétuer...

Il y a de nombreuses situations dans lesquelles mes pensées, mes sentiments, mes perceptions, mes décisions, mes actes... auraient été différents si la Conscience ne (s’était pas crue) limitée... Mais dans le passé, j’ai toujours agi en me basant sur l’hypothèse de cette limitation. C’est cela qu’il faut expérimenter. De temps en temps quand tu en as la possibilité, prends la voie de l’illimité.

Agis, décide, comporte-toi, ressens, pense... selon la nouvelle perspective et vois quels seront les résultats de ce changement. Pour obtenir la réponse, nous avons besoin de mener à bien des expériences. L’expérience est de changer, de transformer la façon dont nous agissons, pensons interagissons avec les autres... sentons... percevoons

Au début il nous semblera que seulement à de rares occasions, nous pourrons avoir la possibilité de mener à bien cette expérimentation. Mais si nous le faisons concrètement, nous découvrons que en fait ce n’était pas vrai, que chaque moment est en fait une opportunité, nous pouvons commencer dans ce domaine des décisions que nous prenons... mais petit à petit nous comprenons que ça va beaucoup plus profond. Le sujet c’est de savoir comment nous pensons, comment nous ressentons comment nous percevons et ainsi à chaque moment où nous ressentons, où nous pensons ou nous percevons… l’occasion est là ... à chaque instant... de voyager sur le chemin impersonnel.

Eventuellement, notre vie devient une expérience constante si vous voulez, et alors nous sommes un destinataire constant de tout ce qui arrive, et du résultat des expériences que nous menons. C’est la vie en sagesse, ç’en est une description.

Il ne s’agit pas d’attendre pour toujours cette grande illumination, qui est une idée fausse... parce qu’elle est une promesse pour l’avenir, le même cirque que d’habitude prenant votre bonheur en otage du temps.

Vous devez prendre votre voyage spirituel dans vos propres mains et cela est juste ici, juste en ce moment, et qui est toujours ici en ce moment, à chaque moment. Vous voyez... c’est ouvert. L’illumination, c’est complètement ouvert, la porte n’est jamais fermée, le magasin est ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

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