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Une pratique verbale et corporelle de libération du stress, une vision non-duelle du conflit et de sa résolution
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Comme si nos mains se crispaient pour essayer de s’accrocher à de l’eau qui coule.

Librement interprété d’un texte de Paul Hedderman > http://planetself.blogspot.fr

Au cours d’une journée, nous avons beaucoup de pensées qui ont pour sujet nous-même.

Notre esprit est obsédé par ce moi que chacun d’entre nous est censé être. Le reconnaissons-nous ? Pas si facilement n’est-ce pas ? Une fois reconnu, c’est pourtant l’évidence : moi, mon avenir, mon projet, ma raison d’être, mon parcours professionnel, ma mission de vie, ma plus grande fierté, mes opinions politiques, mes réincarnations,  mes valeurs, ma plus grande réussite, ma femme, mes enfants, mes insatisfactions, mon hernie discale, ma triste vie, mon connard de voisin, ma mort qui viendra un jour, celle de mes proches, mes angoisses, mes bonnes raisons d’espérer…

Une pensée arrive à la conscience et je l’entends. Mais je l’entends avec l’impression que j’en suis le penseur, et c’est parce que je crois, sincèrement, que le récit dans la tête parle de moi et que ma vie en dépend, qu’il est devenu si obsédant. Cette interprétation que la pensée est mienne, cette identification « je suis le penseur de mes pensées » jamais mise en question, me donne l’impression persistante que c’est de moi qu’il s’agit et crée, dans un double mouvement simultané:

- un centre - la planète « Moi-Je », qui attire les pensées à se mettre en orbite autour de lui

- une satellisation de presque toutes les pensées, qui se retrouvent attirées vers ce centre

Identifié à ce moi dont le mental n’arrête pas de parler, nous nous sommes transformé en une chose, un corps, un objet : la planète « Moi-Je », ce centre autour duquel désormais 95% de nos pensées tournent.

Désormais, la pensée, dont la nature est d‘apparaitre et de disparaître librement, ne s’en va plus aussi facilement... elle est en permanence comme attirée au centre par une force attractive.

Ce n'est pas la pensée en elle-même qui crée cette attraction, mais la croyance qu’elle est mienne. Cette pensée là, au lieu d'aller son propre chemin, va se mettre à tourner en orbite autour de la « planète Moi-Je » et s’agglomérer en réseau à toutes sortes d’autres pensées satellites, renforçant la densité de ma planète « Moi-Je ».

Elle est devenu un point de référence si fort que tout ce qui arrive dans la vie, désormais m’arrive à moi dans ma vie.  C’est une sacré interprétation ! Une tentative incroyable, qui passe pourtant généralement inaperçue, d’essayer de contenir le vivant, de le retenir, d’en faire une chose... Et qui nous fait préférer une évaluation qui vient de la tête à la vitalité de l’expérience en train de se vivre.

Comme si nos mains se crispaient pour essayer de s’accrocher à de l’eau qui coule pour la retenir au lieu de s’abandonner au courant.

La densité  de la  planète « Moi-Je », pur égocentrisme, nous attache aux choses et une signification se trouve donnée à ces choses dans le seul but qu'elles puissent nous affecter. Ce ne sont pas les circonstances neutres en elles-mêmes qui nous emprisonnent, mais l'égocentrisme qui transforme ces circonstances en prison.

Quand cette pratique fatigante et stressante de se prendre pour quelqu’un sera vue pour ce qu’elle est, source de souffrance, d’agressivité, et d’emmerdements, et que vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas ce moi que vous pensiez être, vous perdrez en même temps tout intérêt pour ses activités.

Vous perdrez intérêt à vous obnubiler pour des pensées qui racontent des histoires sur les sentiments que vous avez, ou que vous n’avez pas, ou que vous auriez du avoir, et aussi sur les sentiments supposés des autres à votre égard. Et ceci simplement en reconnaissant que cette activité mentale qui parle de vous n’est pas « vous ».

C’est cela qui  permettra l’extraction des pensées de leur orbite de gravitation et leur retour à leur nature qui est d’aller et venir en liberté.

L’attention engluée dans l’histoire du moi sera libérée et se retrouvera disponible pour le contact conscient, l’expérience à vivre à chaque moment.

C’est dans « Je Suis ce qui entend des pensées », que vous trouverez l’immunité à tous les autres «  je ne suis pas ».

Installé dans « Je Suis ce qui entend des pensées », vous n’aurez pas besoin d’essayer de changer la nature parfaite du mental qui est d’évaluer, de généraliser, de classer, d’interpréter, d’imaginer, et d’aller et venir en toute liberté. Laissez-le être ce qu’il est. Mais intéressez-vous à ce qui entend le mental, ce "Je Suis" : la Conscience que vous êtes vraiment... c’est d’Elle que viendra la possibilité pour votre attention d’arrêter de s’identifier à ce que vous n’êtes pas : un individu séparé.

C’est alors tout le fonctionnement par défaut qui changera, et toute cette propension à interpréter se déplacera d’elle-même vers l’arrière-plan, et l’arrière-plan, qui est cette Conscience, se retrouvera sans effort au premier plan.

Nous avions pris l’habitude de fuir brutalement le présent en faveur d'un autre moment supposé meilleur que celui-ci, plus valable spirituellement ou émotionnellement,  parce qu'il nous semblait qu'il ne se passait rien d’intéressant juste là.  Mais dans le nouveau fonctionnement  c’est « tout ce qui est » qui deviendra intéressant.

Vous vous retrouverez à voyager libre et léger, sans méthodes ou pratiques en vivant simplement la beauté de ce qui est en train de se passer.

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